“La triple menace” est à 50 % de réduction entre le le 17/01/2023 et 20/01/2023 !

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Budget provincial 2026 : La douche froide du « statu quo » pour les étudiants

La présidente de la FÉCUM, Emma Raphaelle, s’adresse aux manifestants. (Photo : Nina Rougerie)

Pendant que le ministre des Finances, René Legacy, déposait hier un budget marqué par un déficit record de 1,4 milliard de dollars, la grogne montait à l’extérieur de l’Assemblée législative. Des centaines d’étudiants, menés par une Emma Raphaelle fraîchement réélue à la tête de la FÉCUM, dénoncent un désengagement gouvernemental qui menace l’accessibilité aux études supérieures.

Sébastien Caron

CJPN – C90

 

Le décor était planté dès l’aube hier à Fredericton. Entre les discours officiels sur la responsabilité fiscale et les colonnes de chiffres rouges, le message du gouvernement Holt est clair : l’heure est à la prudence. Mais pour la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉCUM), cette « prudence » ressemble étrangement à un abandon.

 

Si le gouvernement se félicite d’avoir évité les coupes sombres de 10 % que craignaient plusieurs observateurs, la pilule reste amère pour les représentants étudiants. Pour Emma Raphaelle, présidente de la FÉCUM, le gel du financement opérationnel des universités est un recul déguisé.

 

« Dans un contexte où l’inflation frappe tous les secteurs, maintenir le même niveau de financement que l’an dernier, c’est concrètement imposer une coupure », a-t-elle martelé devant une foule de manifestants venus des quatre coins de la province. Selon la Fédération, sans une indexation réelle, les services aux étudiants et la qualité de l’enseignement risquent de s’effriter, ou pire, de se traduire par une nouvelle hausse des droits de scolarité.

 

Ce bras de fer avec la province survient alors qu’Emma Raphaelle entame un second mandat à la présidence. Réélue il y a quelques jours, elle dispose d’un mandat clair de la part de ses membres : durcir le ton face à Fredericton.

 

Le budget 2026 ne propose que peu de solutions à la crise du logement qui sévit à Moncton, une problématique qui étrangle le budget des étudiants avant même qu’ils n’aient payé leur premier livre de cours. « On nous parle d’infrastructures, mais on ne voit rien de concret pour le logement abordable étudiant dans ce cahier budgétaire », déplore la présidente.

 

Avec un déficit provincial frôlant les 1,4 milliard de dollars, l’inquiétude est palpable quant aux années à venir. La FÉCUM craint que le secteur postsecondaire ne devienne la variable d’ajustement pour ramener la province à l’équilibre financier d’ici 2028.

 

Emma Raphaelle réclame une « place à la table » des négociations de haut niveau, une demande qui, jusqu’ici, est restée sans réponse formelle de la part du bureau de la Première ministre Susan Holt.

 

Alors que les députés entament l’étude des crédits budgétaires, le mouvement étudiant, lui, promet de ne pas relâcher la pression. « Ce n’est que le début », prévient la FÉCUM. Le printemps s’annonce chaud sur les campus du Nouveau-Brunswick.

Photo : La présidente de la FÉCUM, Emma Raphaelle, s’adresse aux manifestants. (Photo : Nina Rougerie)

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