Le chef du Parti vert, David Coon, demande la création d’un comité législatif de surveillance pour encadrer le Bureau du conseiller provincial en sécurité. Cette sortie fait suite aux révélations troublantes voulant que l’administration Higgs ait tenté d’accéder aux données du 911 sans préavis public.
Sébastien Caron
CJPN – C90
Cette demande de transparence accrue survient à la suite de révélations indiquant que l’administration précédente aurait tenté d’accéder, sans préavis public, aux données et aux enregistrements des appels logés au 911. Pour David Coon, cet épisode illustre un « vide démocratique » préoccupant au sein du Bureau du conseiller provincial en sécurité.
La proposition repose sur la création d’un comité multipartisan à l’Assemblée législative, calqué sur le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement (CPSNR) en vigueur à Ottawa. Ce mécanisme permettrait à des élus de toutes allégeances de surveiller les activités des services de sécurité provinciaux, assurant ainsi que ces derniers ne soient jamais utilisés à des fins politiques.
Au-delà de la structure administrative, l’enjeu principal demeure la confiance de la population envers les services d’urgence. Le chef des Verts souligne qu’il est essentiel de rassurer les Néo-Brunswickois sur le fait que leurs communications privées lors de situations de détresse ne seront pas siphonnées par l’État.
Le dossier est maintenant entre les mains du nouveau gouvernement, David Coon espérant qu’une collaboration avec le ministère de la Sécurité publique permettra d’adopter rapidement ces mesures d’imputabilité, qualifiées de simples et de nécessaires pour la santé de la démocratie provinciale.