“La triple menace” est à 50 % de réduction entre le le 17/01/2023 et 20/01/2023 !

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Budget 2025-2026 : Le CÉNB entre inquiétude budgétaire et espoir pour les PME

On a été surpris de l'ampleur." — Jonathan Duffaud (CÉNB) livre son regard sur le virage budgétaire du gouvernement Holt et ce que cela signifie concrètement pour nos PME.

Le budget du gouvernement Holt, marqué par un déficit record, suscite des réactions mitigées au sein de la communauté d’affaires francophone. Jonathan Duffaud, PDG du Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CÉNB), partage ses premières impressions sur ce virage financier historique.

 

Sébastien Caron

CJPN – C90

 

Le passage d’une culture d’excédents sous l’administration précédente à un endettement massif ne laisse personne indifférent. Pour le CÉNB, ce budget 2025-2026 est un document dense qui appelle à une analyse prudente. « On a été surpris de l’ampleur », admet Jonathan Duffaud, tout en soulignant que le milieu des affaires oscille entre le soulagement de certains investissements et la crainte d’une dérive fiscale.

 

L’une des pièces maîtresses de ce budget est l’injection de 293 millions $ supplémentaires dans le système de santé. Si cette mesure ne touche pas directement les opérations quotidiennes des entreprises, M. Duffaud y voit un bénéfice indirect mais réel : « Si la population est en meilleure santé, ça va bénéficier […] à la population active, aux employés et donc aux entreprises. » Le CÉNB approuve notamment la création de cliniques de soins communautaires pour combler les lacunes du système actuel.

 

C’est toutefois du côté de la dette que le bât blesse. Avec un ratio dette/PIB qui devrait passer de 28 % à 36 % d’ici trois ans, le CÉNB s’inquiète de la viabilité à long terme. « Où sont les ressources ? », se demande le PDG, soulignant que la province prévoit des déficits pour les trois prochaines années sans signe clair d’inflexion.

Cette inquiétude est amplifiée par une croissance économique ralentie (1,1 %). Selon Jonathan Duffaud, ce ralentissement est intrinsèquement lié aux politiques d’immigration :

« La croissance est liée au ralentissement de notre croissance démographique. […] L’immigration avait un effet positif sur la croissance économique. »

 

Malgré les critiques sur la structure financière globale, M. Duffaud salue des victoires spécifiques pour ses membres. Le budget prévoit :

  • Une augmentation du financement pour Recherche NB et la Fondation de l’innovation.
  • Un soutien accru pour les entreprises exportatrices.
  • Une meilleure répartition des aides pour les très petites entreprises, évitant ainsi une concentration vers les grands joueurs industriels.

 

Pour le CÉNB, le gouvernement doit faire preuve de plus de pédagogie, notamment concernant le fonds de 50 millions $ destiné à contrer les tarifs douaniers américains. « Le fonds est nécessaire mais il n’est pas suffisant », précise M. Duffaud, appelant à une meilleure communication pour que les PME sachent comment y accéder.

En conclusion, Jonathan Duffaud estime qu’il manque au budget une véritable « stratégie de croissance des revenus » qui ne repose pas uniquement sur des mesures ponctuelles comme les péages. Le CÉNB entamera une tournée provinciale en mai pour consulter ses 600 membres et porter leurs préoccupations à Fredericton.

 

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