Récemment réélu par acclamation au sein du Conseil d’éducation du District scolaire francophone Sud (DSFS), Michel Côté entame ce nouveau mandat avec une détermination lucide. Représentant la région de Saint-Jean et de la vallée de Kennebecasis, il porte un regard pragmatique sur les défis qui attendent le district le plus populeux de la province.
Sébastien Caron
CJPN – C90
Le mandat précédent, étalé sur cinq ans, n’a pas été de tout repos. Michel Côté le qualifie de période de « grande vigilance », marquée par la gestion de quatre crises majeures, incluant les défis liés à la pandémie. L’objectif était alors de maintenir les acquis tout en assurant la sécurité et la continuité pédagogique pour les élèves.
Pour ce nouveau chapitre, la priorité absolue est claire : les infrastructures. « On est rendu à un point de non-retour », affirme-t-il, pointant du doigt un manque d’investissement chronique face à une croissance démographique galopante. L’espace restreint nuit à la création d’environnements d’apprentissage optimaux.
Cependant, des signes de progrès apparaissent. Plusieurs dossiers prioritaires avancent enfin, c’est notamment le cas de Samuel-de-Champlain : Le début des devis pédagogiques est devancé à l’automne 2026, et de l’école Sainte-Anne à Fredericton.
Bien que le dialogue avec le gouvernement provincial soit régulier, Michel Côté souligne l’importance de la mobilisation des parents pour faire remonter certains dossiers dans la liste des priorités. Alors que la présidence du conseil sera déterminée cet été, Michel Côté se dit prêt à poursuivre ce travail de longue haleine pour garantir l’avenir des écoles francophones du Sud.